Sous la direction d’Edith Fagnoni (Sorbonne Université), Daniela Andreini (University of Bergamo), Federica Burini (University of Bergamo)
Résumé
Ma thèse de doctorat étudie comment le tourisme transforme les territoires et comment ses effets économiques peuvent être très différents d’un commune à l’autre, selon une logique centre–périphérie. J’inscris cette analyse dans le cadre de la justice spatiale, afin de questionner la répartition des bénéfices et des pressions liées au tourisme : quels communes captent le plus de valeur, lesquels supportent davantage les coûts, et comment ces écarts influencent la cohésion territoriale.
Un axe central porte sur le commerce, un secteur en déclin mais déterminant pour la vitalité des centres urbains et la qualité de vie (services de proximité, attractivité, identité locale). Le tourisme interagit directement avec ce tissu commercial : il peut soutenir l’activité et l’emploi, mais aussi accélérer une spécialisation de l’offre tournée vers les visiteurs, avec des effets possibles sur l’accès des résidents aux services et sur les équilibres centre–périphérie.
L’objectif est de proposer un cadre d’analyse conceptuel et empirique permettant d’identifier, à une échelle fine, les mécanismes de différenciation territoriale des impacts du tourisme et leurs implications en termes de justice spatiale, en mobilisant le commerce comme prisme d’observation des reconfigurations économiques et fonctionnelles des centralités urbaines.
Mots-clés
Tourisme, Impacts économiques, Granularité territoriale, Justice spatiale, Commerce urbain
