Arganeraie et interdiction du pastoralisme

Dans le numéro 260 de la Revue Internationale des Etudes du Développement, David Goeury analyse Les nouveaux fronts collectifs de l’arganiculture au Maroc, heurs et malheurs du partenariat public-commun.

Cet article participe au dossier « Développement durable et gouvernement néolibéral des ressources au Maghreb » dirigé par Tarik Dahou, Mohammed Benidir et Mohammed Aderghal.

Résumé : Les politiques de développement durable et de lutte contre le réchauffement climatique, promues par les organisations internationales, mobilisent de vastes ensembles fonciers communautaires selon le modèle du partenariat public-commun. L’analyse du premier projet pilote d’arganiculture collective mené au Maroc éclaire les difficultés en matière de régénération de l’arganeraie dans un contexte de déprise démographique. Convoquer le principe des communs fonciers et agricoles permet de dépasser l’approche centrée sur les collectifs/communautés comme simples attributaires et pourvoyeurs de fonciers au profit d’un projet public-privé. Le concept de commun permet de comprendre les différentes formes d’attachements au territoire et aux arbres et de faire reconnaître des savoirs, des savoir-faire spécifiques. En effet, ils permettent de dépasser les limites et les errements des projets de développement agricole fondés sur le principe libéral du marché public.

https://journals.openedition.org/ried/26951