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La stratégie Conserving Nature’s Stage (CNS) met en avant la géodiversité comme support essentiel de la biodiversité et de la résilience écologique. L’étude qui vient d’être publiée dans la revue Landscape Ecology (en lien avec la thèse de Moustapha Gakou dirigée par François Bétard au sein du laboratoire Médiations) porte sur la modélisation des relations géodiversité-biodiversité à l’échelle de la région Occitanie (sud de la France), en considérant trois groupes taxonomiques : plantes vasculaires, papillons et oiseaux. Plus de 10 millions d’occurrences ont été analysées à des échelles de 5 à 10 km, combinées avec des indices de géodiversité (géologie, pédologie, hydrologie, géomorphologie) et différentes variables environnementales.

Les résultats révèlent une corrélation positive et significative entre géodiversité et richesse spécifique, tous taxons et échelles confondus. La pédodiversité s’impose comme facteur clé, tandis que les autres composantes de la géodiversité varient selon les groupes. Des variations spatiales locales sont notées : les relations sont positives en zones montagneuses (Pyrénées, Massif central), mais parfois faibles ou négatives dans les espaces urbanisés ou agricoles.

Cette étude démontre que la géodiversité constitue une variable prédictive de la biodiversité, utile pour la conservation des aires protégées et la restauration des zones dégradées. Son intégration dans les politiques environnementales permettrait d’accroître la résilience des territoires face aux pressions anthropiques et climatiques, tout en réduisant les contraintes financières et techniques liées au suivi biologique direct.

Lien vers l’article : https://link.springer.com/article/10.1007/s10980-026-02330-1