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Journée des jeunes chercheurs de l’Institut de géographie de Paris

mars 25 |8h00 - 17h00

15e Journée des jeunes chercheur·ses de l’Institut de Géographie

Appel à communications

Adaptation.

Enjeux politiques et implications territoriales d’un impératif contemporain

La journée d’étude de la JIG 2025 a pour objectif d’interroger le concept d’adaptation dans les savoirs

géographiques. L’adaptation est mobilisée dans de nombreuses disciplines scientifiques et désigne de

façon générale la capacité d’un individu, d’un groupe ou d’un milieu à se conformer à une

perturbation. L’adaptation, quelle qu’elle soit, suppose une contrainte extérieure et une transformation

face à celle-ci. Au regard du changement climatique, l’adaptation est devenue un « problème public »

(Cefaï, 1996) souhaitée et encouragée par des instances supranationales, et transposée dans des

politiques publiques portées à de multiples échelles. La construction de ce problème public a supposé

l’intervention de groupes sociaux, étatiques ou non, et d’institutions telles que les lobbies,

associations, syndicats, partis politiques… (Hassenteufel, 2021). L’institutionnalisation du concept

d’adaptation, tel qu’il est conçu pour faire face au changement climatique, est ainsi le produit de

nombreux débats, établis dans, mais aussi au-delà, des arènes scientifiques. La notion elle-même

résulte ainsi d’un cadrage médiatique, d’affrontements politiques ou encore de négociations

institutionnelles (Hilgartner et Bosk, 1988).

L’usage contemporain du terme « adaptation » résulte d’un construit traversé par des tensions

éthiques, politiques et épistémologiques (Simonet, 2009) et ne peut être uniquement considéré comme

le fruit de données scientifiques objectives. Sa définition, ses objectifs et ses modalités de mise en

œuvre diffèrent selon les contextes locaux, les échelles d’action et les acteurs impliqués. Dans une

perspective critique, l’adaptation peut donner lieu à une pluralité d’interprétations. Une première,

empreinte de darwinisme social ou de spencérisme (Becquemont, 2004), peut impliquer la

déconsidération voire l’élimination des « inadaptés·es », l’adaptation est alors imposée par des acteurs

dominants : sociaux, institutionnels, économiques (Klein, 2008). Par ailleurs, une interprétation

solidariste de l’adaptation existe aussi, par exemple soutenue par la théorie de l’entraide d’Elisée

Reclus ou de Kropotkine (2005) : celle-ci serait ainsi spontanée, émanant de la solidarité entre les

individus. Les diverses interprétations du terme adaptation servent donc des courants de pensée

multiples et des objectifs politiques parfois diamétralement opposés.

Cette journée d’étude de la JIG 2025 s’adresse aux jeunes chercheurs·es (masterants·es, doctorants·es,

post-doctorant·es) en géographie ou dans d’autres disciplines, qui interrogent l’adaptation comme

référentiel, cadre d’action et pratique scientifique. Devenu un enjeu de plus en plus central dans les

politiques publiques, ce concept interroge aussi les manières de faire de la recherche : il engage des

– 1 –rapports renouvelés à l’incertitude (Boston 2017), aux territoires, et aux sociétés. Il suscite enfin des

questionnements éthiques et politiques sur la justice sociale, la soutenabilité environnementale ou

encore le rapport entre science et engagement.

Le premier axe de cet appel invite à explorer les enjeux politiques et définitionnels de l’adaptation,

qu’il s’agisse de ses multiples interprétations, des récits qui la façonnent, ou encore des formes

alternatives portées par des initiatives locales ou informelles. Le deuxième axe examine la place de

l’adaptation dans les politiques publiques, de leur conception à leur mise en œuvre, ainsi que les

tensions qu’elles peuvent générer entre différents acteurs et temporalités politiques. Il aborde

également les stratégies d’adaptation des sociétés face aux risques naturels et leur résilience en

contexte post-catastrophe. Enfin, un troisième axe propose d’interroger les pratiques de recherche sur

le terrain dans des contextes marqués par l’instabilité et les crises, en s’intéressant à la fois aux

imprévus méthodologiques et à la question du positionnement des chercheurs·es face à des enjeux

éthiques, sociaux et politiques.

Nous invitons ainsi à contribuer à une réflexion collective sur la pluralité des adaptations, sur leurs

fondements théoriques et pratiques, et sur les implications que ces dynamiques suscitent pour la

recherche géographique contemporaine.

Axe 1 : Enjeux politiques et définitionnels de l’adaptation

Alors que les conséquences du changement climatique se font de plus en plus concrètes, l’appel à

l’adaptation a gagné en importance dans les discours politiques. Pour certains auteurs, la notion

d’adaptation est perçue comme un abandon de la lutte pour l’atténuation du changement climatique

(Depoues, 2023, Godard, 2010). Face à l’urgence et à l’échec des politiques d’atténuation (Basset et

Fogelman, 2013), d’autres chercheurs·es proposent de dépasser ces oppositions (Simonet et Leseur,

2019). Des institutions supranationales comme l’Union européenne et l’ONU s’emparent de ce

concept pour en forger leur propre acception. L’enjeu de l’adaptation est donc définitionnel, mais

également politique. Savoir si l’adaptation procède du réformisme, de l’ajustement, ou du

transformatif, revient à poser la question de ses motivations : pour qui ? Au nom de quoi ? À quelle

échelle ? (Simonet, 2016) Que devons-nous considérer comme vulnérable ? (Magnan, 2012).

Répondre à ces questions demande de définir clairement les objectifs des acteurs – public, privé,

société civile, acteurs locaux – qui portent les projets d’adaptation. Les contributions pourront

interroger l’interprétation de l’adaptation : ses implications concrètes dans des contextes territoriaux

particuliers et les enjeux politiques de la définition d’un terme si vastement approprié.

La mise en œuvre de l’adaptation au changement climatique est, dans certains cas, perçue comme

floue, voire ambigüe, pour certains acteurs. Ces problèmes peuvent freiner la mise en œuvre d’actions

concrètes. Dans ce cas, contribuer à clarifier ce que recouvre l’adaptation au changement climatique

participerait à lever les barrières cognitives qui y sont liées (Simonet et Leseur, 2019). Les

contributions à cet axe pourront donc mettre en lumière des initiatives visant à définir l’adaptation

dans des contextes locaux spécifiques, à différentes échelles, par exemple dans des ateliers citoyens,

des groupes de réflexions, ou des initiatives conjointes entre chercheurs·es et acteur·rices politiques.

Dans un registre différent, là où l’État est absent ou se désengage, comment penser d’autres formes

d’adaptations que les stratégies institutionnelles ? Les récits et stratégies d’adaptation au changement

climatique non institutionnelles sont une autre question que souhaite explorer cet appel (Riaudel,

2022; Kypréos et al, 2020).

– 2 –Les communications qui proposent de dépasser les questions de l’adaptation au changement

climatique pour intégrer d’autres thématiques sont les bienvenues. Nous visons ici particulièrement

les travaux sur la justice socio-environnementale et climatique ou sur la perte de la biodiversité

(Mercado et al., 2024). De même, les propositions qui analyseront des politiques d’adaptation

cherchant à créer un référentiel fondé sur une autre vision du monde – par exemple en s’écartant du

modèle néolibéral (Blanc Ansari, 2019) – ou qui chercheront à déplacer le regard anthropocentré de la

notion d’adaptation (Pereira et Saramago, 2020) auront toute leur place lors des cette journée.

Axe 2 : Adaptation et politiques publiques

Depuis plusieurs décennies s’observe un changement de paradigme au sein des pratiques

d’aménagement du territoire et de préservation environnementale. En effet, les rapports des humains à

leur environnement sont remis en question et impliquent leur repositionnement au cœur de

bouleversements globaux, notamment climatiques (IPCC, 2022), dont ils sont responsables.

L’adaptation constitue dans cette dynamique un processus généralement impulsé par les acteurs

publics (Klauer et al., 2013; Kousser et Tranter, 2018) au regard d’enjeux stratégiques (Davoudi et al.,

2009). Les dimensions impliquées sont éminemment systémiques (Bertalanffy, 1968), qu’elles soient

sociales, économiques, environnementales ou culturelles. En ce sens, des arbitrages entre différentes

stratégies doivent être faits par les responsables politiques pour viser une durabilité des territoires qui

soutient la réduction de leur vulnérabilité. Ces choix, influencés par des contextes spécifiques,

interrogent la capacité des décideurs à anticiper le temps long (Hale, 2024) et à répondre efficacement

aux impacts de perturbations de plus en plus fréquentes.

Dans une perspective synchronique, cet axe invite les jeunes chercheurs·es à présenter leurs travaux

concernant les politiques d’adaptation, de leur intention à leur évaluation, en passant par leur

élaboration et leur mise en œuvre. Il s’agit ici d’interroger la pertinence et la cohérence de dispositifs

existants, leur efficacité à engager des transformations dans l’incertitude (Callon et al., 2014; Marchau

et al., 2019), mais aussi les tensions qu’ils génèrent entre puissances publiques et privées.

Cet axe accueille également des recherches portant sur la gestion des risques naturels et les

dynamiques post-catastrophes, qu’il s’agisse de comprendre les stratégies d’adaptation, les processus

de résilience territoriale, la reconfiguration des politiques publiques après événement extrême, ou

encore la mémoire et la gouvernance du risque (Goeldner-Gianella et al., 2019; Moatty et al., 2021;

d’Avdeew et al., 2025). En regards croisés et dans une perspective diachronique, cet axe est ouvert

aux travaux questionnant les stratégies d’adaptation des sociétés passées face aux changements

climatiques historiques (Labbé, 2017; Degroot, 2018; Pfister et Wanner, 2021), dans la mesure où ils

peuvent nous éclairer face aux bouleversements que nous vivons aujourd’hui.

Les contributions attendues pourront ainsi porter sur la planification de l’adaptation à différentes

échelles spatiales et temporelles, en privilégiant les études sur le long terme ; l’articulation entre

rigidité réglementaire et dynamiques environnementales ; l’analyse de la prise en compte de

l’incertitude dans les décisions politiques ; les conflits d’usages et d’arbitrages conséquents à une

politique d’adaptation ; les innovations institutionnelles et expérimentations d’adaptation ; les

stratégies d’adaptation face aux risques naturels et les dynamiques de reconstruction post-catastrophe.

Nous soutenons ici des propositions mobilisant des approches comparatives, des études de cas ou

encore des méthodes novatrices pour analyser les capacités et limites des politiques d’adaptation.

– 3 –L’objectif de cet axe est ainsi de nourrir les échanges et débats d’actualité portant sur des modèles de

gouvernance, capables de concilier efficacité, équité et soutenabilité (Schlosberg, 2007) dans un

contexte de vulnérabilité accrue.

Axe 3 : Face aux bouleversements, les chercheurs·es et leur terrain – perspectives

méthodologiques

Dans un contexte mondial marqué par le changement climatique, une recomposition géopolitique des

relations internationales, et des crises sociales, le terrain de recherche n’est un espace ni neutre ni

stable (Fassin et Bensa, 2008). Il devient le théâtre d’épreuves ou de tensions, où les imprévus ou

bouleversements peuvent survenir de manière brutale (Albera, 2001) : un acteur-clé est contraint de

quitter son poste ou de se taire, un glissement de terrain vient détruire le lieu d’enquête, un

bouleversement politique rend soudainement le terrain inaccessible… Les exemples sont nombreux

(Mukherji et al., 2014 ; Moss et al., 2019) et les chercheurs·es se trouvent parfois face à une

contradiction. L’injonction à planifier de façon méthodique son terrain, à rendre compte et justifier

son protocole de façon de plus en plus poussée se heurte aux imprévus, échappant à son contrôle, et le

ou la menant donc à adapter sa méthodologie (van Assche et al., 2023).

La première thématique de cet axe interroge ainsi la manière dont les chercheurs·es composent avec

l’imprévu (Phillips et Johns, 2012). Comment poursuivre un travail d’enquête lorsque les repères

(humains, paysagers, technologiques, politiques) s’effondrent ? Faut-il suspendre, transformer, ou

relire autrement son objet de recherche ? Par l’intermédiaire, par exemple, de retours d’expériences

réflexives, les communications pourront mettre en lumière l’importance d’une posture adaptative (De

Bruyne et al., 1974) : accepter la perte de contrôle, reconnaître les zones d’ombre, prendre en compte

l’affect. L’imprévu n’est alors plus uniquement un obstacle à contourner, mais aussi un élément

révélateur des fragilités d’un terrain, des logiques sociales et sociétales à l’œuvre ou encore de

l’expérience vécue de la recherche.

La seconde thématique aborde la question du positionnement des chercheurs·ses dans un monde en

transformation. Face aux enjeux précédemment évoqués et leurs conséquences éthiques, sociales et

environnementales, la segmentation entre observation, engagement et militantisme peut s’affiner

(Morelle et Ripoll, 2009 ; Wyart et Fait, 2013 ; Gibard et Winiarski, 2024), au détriment, selon

certains, de la distanciation critique (Charaudeau, 2013). Dans les recherches propres à l’adaptation

menées aux côtés de communautés vulnérables ou focalisées sur certains mouvements sociaux, les

chercheurs·es occupent une place complexe, qu’ils ou elles doivent savoir gérer. Ainsi, l’implication

devient un paramètre de recherche : où s’arrêter dans son analyse et sa participation ? Quelles

responsabilités quant à l’usage des données produites ou mobilisées ? Qui peut s’en saisir ?

Peuvent-elles contribuer à renforcer des systèmes de domination ou au contraire contribuer à les

rééquilibrer ?

– 4 –CONSIGNES

Réception des propositions de communication (2500 caractères espaces compris) et des propositions de

poster (1500 caractères espaces compris) jusqu’à fin novembre 2025, uniquement par courriel à

l’adresse : representantsdoctorants.ed434@gmail.com

Calendrier :

– Ouverture de l’AAC : 21 octobre 2025

Date limite pour la réception des résumés : fin novembre 2025

– Sélection par le comité scientifique : courant décembre 2025

– Retour aux participants·es : janvier 2026

– Tenue de la journée d’études : 25 mars 2026 à l’Institut de Géographie (Paris 5e).

COMITÉ D’ORGANISATION

Charlotte Briend (UMR Géographie-cités), Keisha Corantin (UMR Prodig), Ines Delépine (UMR

Géographie-cités), Laken Ganemtore (UMR Prodig), Noam Greco Monteiro (Laboratoire Médiations), Charlie

Hureau (UMR LGP / UMR LSCE), Loïck Le Roy (Laboratoire Médiations), Edouard Ledoux (UMR

Géographie-cités), Jeanne Riaudel (UMR Prodig), Aurélien Vaux (UMR LGP).

COMITÉ SCIENTIFIQUE

Jordie Blanc Ansarie, maîtresse de conférences, Panthéon-Sorbonne, Institut

d’études du développement de la Sorbonne (IEDES)

David Goeury, adjoint scientifique à la Haute École de Suisse Occidentale de

Genève

Matthias Kowasch, professeur des universités, Sorbonne Université, UR

Médiations

Esmeralda Longépée, maîtresse de conférence, Panthéon-Sorbonne, PRODIG

Christine Raimond, directrice de recherche, Panthéon-Sorbonne, PRODIG

– 5 –BIBLIOGRAPHIE

Références introduction :

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– 9 –

Détails

  • Date : mars 25
  • Heure :
    8h00 - 17h00

Lieu