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SUMMARY:Journée CNFG AGF Les dictionnaires en géographie
DESCRIPTION:APPEL À COMMUNICATIONS\nAssociation de Géographes Français (AGF)\nhttps://www.agfgeo.org/\net  Comité National Français de Géographie\n Séance du 12 décembre 2026 –\nInstitut de géographie\,\n191\, rue Saint-Jacques – 75 005 – Paris \n\n  \n\n\n\n\n\n\nQuelles qéographies de A à Z ? \nLes dictionnaires comme lieux de savoirs\, entre productions situées et usages variés\nLa séance du samedi 12 décembre 2026 est conjointement organisée par l’AGF (Association de Géographes Français) et les Commissions Epistémologie\, histoire et enseignement de la géographie et Géographie critique du CNFG (Comité National Français de Géographie). Elle portera sur les dictionnaires de géographie. \nCoordonnateurs et coordinatrices de la séance :  \n\nFabrice Argounès\, géographe à l’Inspé de Normandie\, Université de Rouen-Normandie et commissaire d’expositions\nElsa Filâtre\, MCF en Didactique de la Géographie\, GEODE UMR 5602\, INSPE de Toulouse\nFrédérique Jacob\, maître de conférences\, Université de Lille\, ULR 4354 – CIREL – INSPE\nBoris Lebeau\, Professeur de géographie\, Université Sorbonne Paris-Nord\, Laboratoire Pléiade (ER-7338).\nOlivier Milhaud Samarina\, maître de conférences\, Sorbonne Université\, UR Médiations – Sciences des lieux\, sciences des liens\n\nDepuis le Dictionnaire géographique portatif de Conrad Malte-Brun (1827) jusqu’au récent Géographies. Un Dictionnaire du collectif GéoXXI (CNRS éditions\, 2025)\, en passant par les Mots de la géographie de Roger Brunet\, Robert Ferras\, Hervé Théry (1993)\, le Dictionnaire de géographie de Catherine Bras\, Serge Bourgeat et Pascal Baud (1995\, 6e édition en 2022) ou encore le Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés dirigé par Jacques Lévy et Michel Lussault (2003\, réédité en 2013)\, le dictionnaire constitue un genre éditorial à part entière et un marqueur disciplinaire de la géographie. Genre ambitieux\, il prétend parfois à une exhaustivité inatteignable et plus souvent à une certaine représentativité scientifique. Il nomme\, définit\, inscrit\, pérennise\, hiérarchise\, occulte parfois\, et présente un certain état d’une discipline à un moment donné\, reprenant des entrées attendues ou révélant les angles morts et les nouvelles approches. \nCette journée d’étude de l’AGF et du CNFG se propose de soumettre cette production à un examen critique. Elle part d’une conviction : les dictionnaires ne sont pas de simples outils de référence d’une neutralité avérée. Ils sont des objets situés\, porteurs de visions du monde\, de rapports au monde\, à la langue\, aux concepts\, aux limites et aux légitimités de la discipline. Qui définit ? Qui est défini ? Qui sont les acteurs des dictionnaires ? Quelles voix sont absentes ? Quelles géographies restent marginales ? \nPlusieurs axes pourraient structurer la journée : \n\nLa production des dictionnaires : genèse\, collectifs\, choix.Quel est le but d’un dictionnaire ? Comment se constituent les équipes d’auteurs et d’autrices ? Comment arbitrer entre les entrées retenues et celles qui sont écartées ?\nLes dictionnaires comme révélateurs épistémologiques de la géographie.Un dictionnaire de géographie ditautant\, voire beaucoup plus sur le moment historique et le milieu qui le produit que sur la géographie elle-même. Cette approche épistémologique invitera à relire différemment les dictionnaires anciens ou récents\, leurs impensés\, leurs rapports aux hiérarchies\, ou leurs rapports situés (géographiquement…) au savoir et aux spécialités. La comparaison entre dictionnaires francophones\, anglophones\, et d’autres langues pourrait permettre d’interroger les cultures disciplinaires nationales et les circulations transnationales des concepts et leurs adaptations. Est-il possible de partager des dictionnaires\, au-delà d’une langue ou d’une discipline donnée ?\nLe renouveau des dictionnaires : dictionnaires spécialisés\, numériques\, ouverts.Le genre connaît aujourd’hui des transformations profondes : dictionnaires thématiques (aménagement\, tourisme\, géopolitique…)\, lexiques comme le remarquable Catégoriser. Lexique de la construction sociale des différencesdirigé par Marlène Bouvet\, Florent Chossière\, Marine Duc\, Estelle Fisson (ENS éditions\, 2024)\, dictionnaires en ligne comme celui de Géoconfluences qui pratique une forme de dictionnaire évolutif\, révisable\, accessible\, encyclopédie en ligne et multilingue comme Hypergéo… ou encore les dynamiques collaboratives de Wikipédia\, avec des campagnes récentes qui ont mis en lumière le déficit de visibilité des femmes géographes. Ces expériences interrogent la définition même du dictionnaire/lexique et les frontières entre médiation (plus ou moins) grand public et production scientifique. N’oublions pas les dictionnaires amoureux\, ou les abécédaires à l’image de (Re)penser les villes\, coordonné par Loïc Vadelorge (Armand Colin 2024) qui offre un exemple inspirant associant récit\, érudition et illustrations graphiques.\nUsages et usagers : A quoi servent les dictionnaires ? Qui les lit et comment ? Quelle valeur ajoutée épistémique\, pédagogique\, symbolique ?\n\nSi la fabrique d’un dictionnaire mobilise souvent des chercheurs et chercheuses confirmées\, sa diffusion repose pour l’essentiel sur d’autres acteurs : médias spécialisés qui interrogent la discipline\, enseignants du secondaire qui les utilisent en classe ou pour chercher des définitions et actualiser un vocabulaire\, étudiants pour des concepts et des introductions\, candidats aux concours l’utilisant comme outil de révision\, formateurs s’en servant comme appui à la didactique disciplinaire\, collègues s’en servant comme who’s who sur des sujets… Ces usages posent aussi des questions propres\, de la durée de vie des définitions\, de ce que signifie définir un mot dans l’apprentissage de la géographie\, aux usages récents des outils d’IA générative. Au final\, l’enjeu est au-delà du technologique\, il est épistémologique\, et touche au rapport aux savoirs disciplinaires institués. \nLes propositions d’intervention pourront porter sur un ou plusieurs dictionnaires précis (analyse\, comparaison\, genèse)\, sur des expériences de coordination ou de rédaction collective\, sur des usages\, les plus divers possibles\, ou sur des réflexions transversales concernant le genre éditorial dans son ensemble. \nModalités de soumission :\nLes propositions de communication (500 mots environ sans bibliographie) sont à envoyer accompagnées d’un titre et d’une courte présentation de l’auteur (statut\, université́ ou organisme de rattachement\, laboratoire de recherche\, email\, numéro de téléphone)\, ainsi que de 5 mots clés\, conjointement aux deux adresses suivantes :\nmilhaud.dico@gmail.com ; fabriceargounes@hotmail.com\nLa date limite de soumission est \nle 26 juin 2026.\nLes réponses aux propositions de communications seront données à leurs auteurs au plus tard le 2 septembre.\nLa journée d’étude se déroulera le samedi 12 décembre 2026 à l’Institut de Géographie à Paris\, 191 rue Saint-Jacques\, 75005 Paris.\nÀ l’issue de la journée d’étude\, les textes sélectionnés seront édités dans un numéro de la revue de l’AGF\, le BAGF (Bulletin de l’Association de Géographes Français). Les articles seront évalués par des pairs suivant un processus de relecture en double aveugle. \nInformations disponibles sur OpenEdition Journals : https://journals.openedition.org/bagf/ \nAttention\, les délais sont très contraints. Les auteurs sont invités à travailler les textes finaux avant la communication. Ils s’engagent à fournir les textes définitifs au plus tard le 15 janvier 2027.
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